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Rencontre avec Corinne et Laurent de l’école Henri Wallon, atelier Part’âge

Un réel lien s’est créé entre les enfants et les mamies bénévoles

12/06/2012

Nous avons rencontré Corinne et Laurent en présence de Bertrand (La Case) et moi-même dans une ambiance très nostalgique, en souvenir des moments passés ensemble cette belle année. C’est avec beaucoup d’émotion que s’est déroulé cet échange.

Corinne et Laurent, deux instituteurs engagés et militants de l’école maternelle Henri Wallon nous parlent de leur atelier « Part’âge » réalisé avec des mamies. Depuis le début de l’année, une fois par mois, les élèves et les mamies (bénévoles de l’épicerie sociale), Pierre Oberto (directeur du CCAS), Claire (en charge de l’épicerie sociale), Bertrand et Stéphanie (La Case) se rencontrent, sur les temps scolaires, pour partager des moments forts autours d’ateliers pédagogiques tels que : lecture, contes, jeux de sociétés, travaux manuels, cuisine.

Une nouveauté pour ces deux classes, mais surtout une grande réussite ! A écouter Corinne et Laurent, qui nous retracent leur aventure, le projet n’est pas terminé, un bel avenir l’attend pour les années futures !

Comment ce projet est-il né ?

Cela faisait plusieurs années que nous voulions travailler avec les personnes âgées et les enfants. Un projet intergénérationnel nous trottait dans la tête.
La plupart des enfants de l’école n’ont malheureusement plus leurs grands-parents, souvent restés dans leur pays d’origine. Par ailleurs, il nous semble que beaucoup d’ainés, restent seuls, isolés de tout lien social. L’idée de créer ce lien entre les enfants et les « mamies bénévoles de l’épicerie sociale » a ainsi émergée ! Nous parlons de « mamies » (comme elles aiment se nommer elles-mêmes) car seules des femmes participent à ce projet.

Nous nous sommes d’abord renseignés auprès de la maison de retraite de Villiers-le-Bel mais le nombre trop important d’enfants a été un frein. La Case a permis la rencontre avec Pierre Oberto du CCAS de Villiers-le-Bel et nous avons décidé de proposer ce projet aux bénévoles de l’épicerie sociale.

Quelle est votre plus grande satisfaction aujourd’hui de ce projet ?

Les mamies s’investissent dans toutes les manifestations, elles sont présentes partout. Elles comptent vraiment aux yeux des enfants. Elles ne devaient rester qu’une ou deux heures aux ateliers mais finalement elles restent toute l’après-midi.
Un réel lien s’est créé. Beaucoup d’amour et de complicité se dévoilent lors de ces ateliers.
Les mamies assistent à tous les évènements de fin d’année des enfants. Ce sont des sourires, des rires, des éclats de rires, des câlins qui s’échangent de plus en plus au fil des contacts.
Ce spectacle est une réelle réussite.
D’autre part, ce projet entre dans une dynamique de vivre ensemble et de lutte contre les discriminations. Nous savons qu’il est facile d’avoir des préjugés, mais encore plus facile de s’en défaire si nous nous connaissons mieux. Travailler ensemble permet ainsi d’effacer ses images naturellement.

Pouvez-vous me raconter votre plus beau moment, une scène qui vous a touchée en particulier ?


Au début du projet, nous avons demandé à chaque mamie de présenter une photo de leur jeunesse. D’abord étonnés du noir et blanc, les enfants ont vu qu’avant d’être des mamies, c’était des femmes, des belles femmes, et même des enfants, comme eux. L’étonnement et l’émerveillement dans leur yeux étaient magiques.
C’est avec beaucoup d’émotion et de plaisir que nous discutons de ce beau projet. Avec La Case nous allons maintenant réfléchir et modéliser notre expérience de cette année avec une autre classe. Pourquoi ne pas reproduire ce projet en primaire… ?

Entretien réalisé par Stéphanie Gouret

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