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Projet égalité des genres avec les maternelles

17/03/2022

Nous retrouvons aujourd’hui Laëtitia Chica, coordinatrice des projets en éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale. Elle revient sur son expérience durant son projet égalité des genres avec les maternelles…

Bonjour Laëtitia, peux-tu nous raconter comment cette initiative a vu le jour ?

La Case a été contacté par la coordinatrice référente filles/garçons pour la cité éducative et par la ville de Villiers-le-Bel, afin de construire avec des enseignantes de la ville ce projet.

Nous avons d’abord eu un rendez-vous avec la ville et la coordinatrice pour parler des modalités du projet comme le nombre de séances nécessaires pour chaque classe, les outils à utiliser ou encore le financement.

La deuxième réunion consistait à déterminer avec les enseignantes quels étaient leurs besoins et leurs attentes pour ses séances et comment elles pouvaient être un complément de leur programme annuel. Il était également important de créer un calendrier selon les disponibilités de chacune des écoles et classes.

En quoi consiste ce projet ?

Ce projet a pour but d’introduire l’égalité des genres chez des enfants de maternelles, sous forme de 4 séances (en classe) à l’aide d’ateliers ludiques et pédagogiques.

Je suis intervenue dans 3 écoles de 3 quartiers différents à Villiers-le-Bel : Pauline Kergomard (grande section), Jean Jacques Rousseau (grande section) et Jean Jaurès (moyenne/grande section).

J’ai pris la décision de travailler autour de 4 ouvrages qui ont été bien accueillis par les élèves :
- “T’es fleur ou t’es chou” de Gwendoline Raisson et Clothilde Perrin,
- “Dinette dans le tractopelle” de Christos et Mélanie Grandgirard,
- “À quoi tu joues” de Marie-Sabine Roger et Anne Sol
- Et “Le petit garçon qui aimait le rose” de Jeanne Taboni Misérazzi et Raphaëlle Laborde.

Nous avons pu échanger autour de plusieurs thèmes : les activités, les jeux et jouets, les couleurs, les idées reçues, les moqueries et le harcèlement…

J’ai choisi de partir de la lecture de contes, car je trouvais cela plus approprié pour des classes de maternelles.

Comment se sont déroulées les séances ?

J’ai eu la surprise de travailler avec des classes très différentes, j’ai tout de même réussi à avoir des échanges enrichissants avec chaque classe.

Il m’est arrivé d’effectuer des changements d’ouvrages selon le retour des enfants, puisque certains livres n’abordaient pas la thématique comme je l’aurais souhaité ou ne contenaient pas assez de représentations permettant aux enfants de s’identifier aux personnages. De plus, j’ai rapidement adapté ma façon de parler pour être mieux comprise par les élèves et que le message que je voulais faire passer soit mieux assimilé ; en sachant que les livres n’étaient qu’un prétexte pour leur permettre d’échanger et de donner leur avis sur la question.

Chaque séance était unique et me permettait d’en apprendre plus sur les expériences et les connaissances des différents enfants, qui d’ailleurs avaient d’excellentes questions. Par exemple, certains avaient déjà abordé le sujet de la moquerie et du harcèlement avec leur enseignante, ce qui rendait le débat plus vivant.

Pourquoi est-il important de perpétuer ces ateliers sur la durée ou même de l’appliquer dans des classes plus âgées ?

Tous les projets comme celui-ci auquel la Case prend part ont comme objectif la sensibilisation, et il n’y a pas vraiment d’âge pour être sensibilisé.e à des problématiques comme celle-ci.

Par ailleurs, des problématiques différentes sont soulevées à chaque âge il est donc important d’aller également dans des classes supérieures comme nous l’avons déjà mis en place avec des CM2 ou encore des 6èmes.

Comment se passe la restitution des différentes classes ?

Dans les prochaines semaines chaque classe aura l’occasion de présenter à leurs parents une restitution liée à la thématique de l’égalité des genres.

L’école Jean Jaurès va lire un dernier ouvrage “Les filles peuvent le faire aussi, les garçons peuvent le faire aussi” et travailler à partir de celui-ci sur des représentations costumées (costumes prêtés par l’association “La Refile”). L’école Pauline Kergomard va réaliser des petites saynètes avec les élèves. L’école Jean-Jacques Rousseau va réaliser des vidéos de scènes de la vie quotidienne avec les enfants, après une semaine à faire questionner les enfants sur les différences entre les deux genres.

Cela permettra de mettre en valeur le travail des élèves et des enseignantes, mais également celui des différents acteurs de ce projet. En espérant que dans le futur cette initiative pourra prendre une plus grande ampleur.

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