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Coordination Commerce Equitable du Val d'Oise

Des associations de Solidarité internationale et d'action citoyenne pour le développement du commerce équitable dans le Val d'Oise.

Bilan 2002 de la Coordination du Commerce Equitable dans le Val d'Oise

" DEVELOPPER LE COMMERCE EQUITABLE "
DANS LE VAL D'OISE (Année 2002)
BILAN DES ACTIONS

Finalité du projet
Publics touchés par les actions
Objectifs atteints
Calendrier des actions réalisées
Objectifs atteints partiellement
Equipe politique et technique portant et animant le projet
Dimension de solidarité du projet Evaluation du projet

 

Finalité du projet

Nous avons réussi à constituer un collectif de neuf associations départementales qui assurent le développement et la promotion du commerce équitable. Toutes les initiatives sur le commerce équitable et la consommation éthique qui existent dans le département ont été fédérées. Un travail important a été fait en direction des grandes surfaces du département pour qu'elles vendent des produits labelisés Max Havelaar. Dans le même temps nous avons assuré la connaissance et la reconnaissance du commerce équitable auprès du public (jeune et adulte) et assurer ainsi une plus forte demande de produits éthiques auprès des distributeurs. Par contre, les campagnes de lobby proposées par Max Havelaar et le collectif " de l'éthique sur l'étiquette " n'ont pas été suffisamment diffusées auprès des élus du département. La prise de conscience du public sur l'intérêt de la démarche du commerce équitable est importante. Nous avons pu le constater dans toutes nos actions. Cette prise de conscience s'appuie sur une nouvelle forme de solidarité et de citoyenneté entre les hommes : celle du " consom'acteur ".

Objectifs atteints

Notre action a eu un réel impact départemental. Seul le Vexin n'a pas été touché par des actions.

1. Au niveau de l'information, de la formation et des actions éducatives en direction du jeune et du grand public, nous avions pour objectif mieux faire connaître le concept de " commerce équitable " et de " consommation éthique ". Une formation de trois jours a été organisée dans le cadre du Programme Terre d'Avenir. Cette formation avait pour objectif de former des militants d'associations travaillant sur le commerce équitable à l'animation jeune public (12 à 25 ans) Nous avons conduit des actions en milieu scolaire qui ont bien marché. Nous proposions un travail autour d'un jeu de simulation (jeu du café), un travail de réflexion sur le fonctionnement du commerce classique et une comparaison avec le système du commerce équitable. Chaque animation s'est terminée par un petit déjeuner solidaire.

- Réalisation d'animations et d'actions éducatives dans neuf collèges et lycées de Sarcelles, Villiers le Bel, Domont, Bouffémont et Eaubonne.

- Participation à des modules de formation continue et à des journées d'animation pédagogiques pour les enseignants (Villiers le Bel, Ecouen, IUFM de Cergy, antenne IUFM de Sarcelles).

- Organisation de conférences, de réunions publiques et de débats à Gonesse, Villiers le Bel, Saint Martin du Tertre, Eaubonne et Pontoise..

- Organisation d'animations, de dégustations de produits alimentaires et de petits déjeuners solidaires (produits Artisans du Monde) sur les marchés, les brocantes, le salon Saveurs d'automne d'Eaubonne et sur la foire Saint Martin de Pontoise.

2. Au niveau des actions en direction des distributeurs et des grandes surfaces :

- Nous avons recensé les magasins qui vendent des produits du commerce équitable. Notre travail de pression auprès des grandes surfaces depuis deux ans a été payant. A l'exception du réseau Intermarché, toutes les enseignes de grandes surfaces classiques vendent aujourd'hui du café labellisé Max Havelaar. Le réseau des " hard discounters " est resté hermétique aux sollicitations (Lidl ; Leader Price, etc…).

- Nos actions ont permis de rendre plus visible ce café, par le biais d'animations et de dégustations. Nous avons valorisé les points de vente qui distribuent les produits du commerce équitable (particulièrement les supermarchés Leclerc de Moisselles et de Gonesse et Monoprix qui ont fait de gros efforts). La difficulté réside maintenant dans l'élargissement de la gamme de produits vendus. En plus du café, il est possible de vendre du thé, du chocolat, des bananes, des jus de fruit et du riz. Seuls Monoprix et Leclerc (Moisselles et Gonesse) vendent ces produits.

3. Au niveau des actions de vente et de diffusion des produits Artisans du monde :

- Nous avons organisé tout au long de l'année des points de vente et de dégustation des produits du réseau Artisans du Monde et mieux fait connaître ce réseau associatif de distribution de produits du commerce équitable (marchés ; salons ; brocantes ; foire). Ce type d'actions a très bien fonctionné et sera reconduit en 2003. Les équipes bénévoles se mobilisent sur ce type de manifestations et le public nous réserve un accueil très favorable. La principale difficulté réside dans le fait qu'il n'existe pas de point de vente Artisans du Monde dans le département.

- Suite au constat d'absence de point de vente Artisans du Monde dans le département, le collectif a décidé d'organiser les conditions de la création d'une boutique Artisans du Monde dans le Val d'Oise. Ce projet, bien avancé devrait se réaliser en mai 2003 à Eaubonne.

4. Au niveau des actions de lobby en direction des élus locaux :

- Le travail de sensibilisation au commerce équitable a porté ses fruits puisque fin 2002, quatre communes se sont porté volontaire pour accueillir la création d'une boutique commerce équitable (Eaubonne ; Bessancourt ; Eragny ; Gonesse). D'autre part, la communauté d'agglomération " Val de France " a exprimé le souhait de travailler avec le collectif sur des actions de commerce équitable. Ce travail devrait aboutir en 2003.

Objectifs atteints partiellement

Nous n'avons atteint que très partiellement les objectifs que nous nous étions fixés au niveau des campagnes de lobby :

- Nous avons voulu relayer dans toutes les villes du département la campagne " à l'école, consommons éthique ". Les établissements scolaires sont notre premier public dans nos actions d'éducation au développement. Nous voulions donc interpeller les professionnels de l'éducation (inspection d'académie ; principaux et proviseurs ; directeurs d'écoles et enseignants) et les collectivités locales (élus) en partant du rappel de la loi Le Texier sur l'achat de fournitures scolaires. Ce travail n'a été fait que très partiellement. Il nécessite une organisation importante, une mise en place de relais locaux et une formation des bénévoles qui vont relayer ce type de campagne. Ce travail est en cours et va se développer au cours de l'année 2003.

- Relayer la campagne " je vote commerce équitable " dans les mairies et les entreprises pour qu'elles utilise des cafés labelisés Max Havelaar. Cette campagne a été peu relayée car elle ne correspond pas aux nécessités du terrain. Par contre un partenariat est à l'étude avec une petite entreprise d'Argenteuil (Viamatic). Cette entreprise place des distributeurs à café avec des produits labelisés Max Havelaar. Si cette démarche aboutit, nous pourrons alors développer l'action " je vote commerce équitable car nous pourrons proposer aux mairies et entreprises de travailler avec cette entreprise.

Dimension de solidarité du projet

En développant notre projet, nous avons voulu proposer au public une autre forme de solidarité que le simple envoi de don, le parrainage ou la participation sur des actions humanitaires médiatiques et ponctuelles. Le développement du concept de consommation éthique permet à terme l'apparition d'un statut de " consommateur citoyen et solidaire ". Cette manière d'envisager la solidarité nous satisfait beaucoup plus, même si elle ne s'oppose pas à celles citées plus haut, car elle redonne au sud sa place dans l'économie de la planète et respecte la dignité des petits producteurs. Notre démarche se place donc dans une logique de développement durable. Nous avons réussi à faire passer cette vision d'un autre commerce auprès du public qui est très sensible à ces questions. Nous avons constaté l'efficacité des grandes associations nationales de promotion de commerce équitable car de nombreuses personnes connaissent maintenant le concept et sont prêtes à adhérer à la démarche.

Publics touchés par les actions

- Les jeunes des lycées (Ermont ; Monsoult ; Sarcelles).
- Les élus locaux des villes de Villiers le Bel, Pontoise et du Conseil Général.
- Le grand public et en particulier les consommateurs, clients des grandes surfaces.
- Des directeurs de grandes surfaces et les chefs de rayons chargés des commandes fournisseurs (Auchan ; Atac ; Carrefour ; Leclerc et Monoprix).
- Le public étudiant du pôle universitaire de Cergy-Pontoise.
- Publics spécifiques : enseignants ; comités d'entreprises ( du pôle de l'aéroport de Roissy ;
syndicats ; ) ou d'activités associatives (membres d'ASI locales ; membres et usagers d'associations de consommateurs ; associations de défense de l'environnement…).

Calendrier des actions réalisées

Ce calendrier présente les actions réalisées sur l'année 2002.

Janvier à mars 2002 :

- Recensement et évaluation de ce qui se fait dans le département sur le commerce équitable (actions locales ; vente de produits ; manifestations et conférences ; impact des campagnes de lobby). Ce travail a permis de faire le point sur les actions menées par chacune de nos neuf associations. Il a été décidé suit à cet état des lieux de mieux coordonner nos actions, d'organiser des manifestations communes (quinzaine du commerce équitable et foire de Pontoise) et d'œuvrer à la création d'une boutique de commerce équitable.
- Mise en place du comité de pilotage de neuf associations avec la participation d'associations nationales en soutien (Artisans du Monde et Max Havelaar) et de l'équipe technique.
- Le 19 janvier : Débat sur la présence du commerce équitable dans les grandes surfaces avec le directeur de Leclerc-Moisselles (M. Moire ), Jean Sassono d'Artisans du Monde et Amélie Schmidt de Max Havelaar à la maison de la culture des Charmilles à Saint Brice. Quatre vingt dix personnes étaient présentes. La campagne " De l'éthique sur l'étiquette " a été diffusée auprès du public.
- Le 6 février : " Forum social local " à Gonesse Le commerce équitable était présent par quatre actions : un stand de vente de produits d'Artisans du Monde, une dégustation de produits organisé par le CCFD, un débat public sur commerce équitable/commerce éthique (50 personnes) et le bar équitable tenu par Attac. La campagne " De l'éthique sur l'étiquette " a été diffusée auprès du public, ainsi que la campagne " je vote commerce équitable ".
- Le 8 mars : petit déjeuner de l'agence départementale de l'environnement sur le commerce équitable au Conseil Général. Les intervenants, Victor Ferreira (de Max Havelaar) et Thierry Lecomte (d'Alter Eco) ont présenté la démarche du commerce équitable, le potentiel de développement de ce type de commerce et leurs actions de communication et d'information.
- Recension de toutes les informations sur les élus (adresses) et les grandes surfaces commerciales (travail encore partiel).
- Repérage de tous les points de ventes de produits " équitables ".

Avril à juin 2002 :

- Acquisition de la documentation nécessaire et réalisation d'un dépliant présentant le collectif commerce équitable (tirage à 5000 exemplaires).
- Conception et mise en place des modules d'animation et d'action par l'équipe technique.
- Conception et réalisation d'outils complémentaires liés à la spécificité des actions à entreprendre.
- Pendant les trois mois : le CCFD organise avec des étudiants de BTS Action Commerciale une enquête sur le commerce équitable et des actions de promotion du label Max Havellaar dans les grandes surfaces du secteur Ermont / Eaubonne.

Du 4 au 19 mai, organisation de la quinzaine du Commerce équitable dans le Val d'Oise :

Ø Le 04 Mai : lors du congrès départemental de FCPE à Villiers le Bel, un petit déjeuner équitable a été offert aux participants avec présentation du concept de commerce équitable et des produits (100 participants).
Ø Le 09 mai : stand Artisans du Monde et Aspal à la brocante d'Asnières sur Oise tenu par ATTAC. La campagne " De l'éthique sur l'étiquette " a été présentée au public (90 personnes ont signé la pétition de la campagne).
Ø Le 7 mai et le13 mai : formation de deux journées auprès de 25 stagiaires de l'Institut de Formation de Soins Infirmiers (IFSI) sur le commerce équitable organisées par LA CASE.
Ø Le 15 mai : le CCFD et ATTAC ont tenu un stand d'information et de vente au marché de Domont. La campagne " De l'éthique sur l'étiquette " a été présentée au public (150 personnes ont signé la pétition de la campagne).
Ø Le 19 mai : stand de présentation et de vente à la brocante de Bouffémont par le CCFD. La campagne " De l'éthique sur l'étiquette " a été présentée au public (65 personnes ont signé la pétition de la campagne).
Ø Le 16 juin : organisation des " rencontres solidaires de Carnelle " à St Martin du Tertre. L'action est coordonnée par Attac avec le concours de huit associations du collectif. Il y a eu une dégustation de produits, la vente d'artisanat, un repas solidaire et une table ronde intitulée " les enjeux d'une autre consommation ". Christian Jacquiau (auteur du livre les coulisses de la grande distribution), Véronique Gallais (présidente d'Action consommation) et Philippe Lenglet (Président de LA CASE) étaient les intervenants de ce débat.

Septembre à Décembre 2002 :

- Le 4 octobre : à l'occasion de la semaine du goût à Eaubonne, le Collectif Commerce équitable et Artisans du Monde ont organisé le vendredi 4 octobre à 20h30 une réunion d'information publique sur la présentation du collectif, du commerce équitable et d'Artisans du Monde. Il y a eu de nombreux échanges et débats, puis la proposition de créer une association Artisans du Monde dans le Val d'Oise et ultérieurement une boutique. Il a été décidé ce soir là de pointer le total des ventes des associations dans le Val d'Oise pour évaluer le volume de ventes potentiel. Des personnes morales, des associations pourront être membres d'Artisans du Monde Val d'Oise. Un mailing important sera fait auprès des écoles, collèges et associations du Val d'Oise dès la création de l'association. Des stands des associations du collectif présentaient les différentes actions envisagées. Une collation avec des produits d'Artisans du Monde a eu lieu à la fin de la soirée.
- Les 19 & 20 octobre : Salon " Saveurs d'automne à Eaubonne " organisé par la ville d'Eaubonne et les associations locales. Le collectif a tenu un stand de 25m² pour la vente de produits alimentaires et artisanaux. Le volume des ventes a été très important (chiffre d'affaires de 4600 euros). Le stand et les animations étaient gérées par les bénévoles du CCFD. Plus de mille personnes ont visité le stand.

Du 1er au 11 novembre, Foire Saint-Martin à Pontoise :

Le collectif a mis en place un village du commerce équitable au sein de la foire Saint Martin de Pontoise. Nous disposions d'un espace de 100 m². Le village est resté ouvert de 12h à 20h en semaine et de 10h à 20h les deux week-ends de trois jours. Dix associations ont vendu leurs produits et leurs objets artisanaux (Aspal ; Artisans du Monde ; SME ; Arc en ciel ; Confirel ; S T équitable ; Feda ; Approches ; Max Havelaar ; Frères des Hommes). Une table de presse permettait au public de prendre de la documentation sur les différentes associations et les produits. Le mardi 5 novembre, le collectif a organisé une table ronde sur les finances solidaires et le tourisme éthique : Paul Durand de la SIDI, Marianne Didierjean de Voyager autrement et Thierry Sibieude, vice-Président du Conseil Général du Val d'Oise. Des animations ont été réalisées avec deux groupes de 60 étudiants de l'université de Cergy Pontoise (site des Chênes et site Saint Martin) le mercredi 6 novembre.

- 30 novembre/1er décembre : le CCFD et Frères des Hommes ont vendu des produits artisanaux à la kermesse de Soisy sous Montmoency (marché de noël).
- 1er décembre, 8 décembre et 15 décembre : Vente de produits à Magny en Vexin sur la place de l'église et à Argenteuil par les bénévoles d'Attac et du CCFD.
- 14 décembre 2002 : Les associations Arc en ciel et Aspal ont participé à une vente d'artisanat sur le marché de Noël à Gonesse et de Montmagny et le CCFD marché de Noël à Eaubonne au parc Méziers,
- Toute l'année : Frères des Hommes a vendu deux fois par mois des produits sur le marché de Bouffémont.
- Toute l'année : un site consacré à la " coordination du commerce équitable " du Val d'Oise a maintenant ouvert à partir du site de l'association La Case. Différentes rubriques vont être alimentées (présentation des membres ; calendrier des actions liens vers d'autres sites ; présentation de la démarche du commerce équitable).

Equipe politique et technique portant et animant le projet

Depuis janvier 2002, un comité de pilotage anime le collectif et coordonne les différentes actions. Sept réunions ont eu lieu en 2002.
L'équipe technique et militante est constituée de trois salariés et de 10 bénévoles qui assurent au quotidien le bon fonctionnement des actions, et mettent en place tous les outils pour assurer la réalisation des objectifs du projet. Cette équipe a été élargie pour plusieurs actions en s'appuyant sur les équipes bénévoles de chaque association.

Evaluation du projet

- Une évaluation diagnostique du commerce équitable dans le Val d'Oise a été réalisée entre janvier et mars 2002. L'objectif était de recenser tous les lieux de vente de produits du commerce équitable, tous les lieux d'informations. Une publication fera prochainement état de ce travail sous forme d'un " guide du commerce équitable et de l'économie solidaires dans le Val d'Oise ". Il ressort de ce travail que la connaissance du commerce équitable grandit auprès des consommateurs. Le travail passé des associations et la médiatisation ne sont pas étrangères à ces progrès. Par contre, ce sont les catégories de consommateurs les plus favorisées et les plus militantes qui sont le mieux informées. Beaucoup d'enseignes de grandes surfaces vendent du café équitable et seulement du café. Le thé, le chocolat, les jus de fruit, les bananes sont encore absents des rayons sauf au Leclerc de Moisselles. Les magasins Bio-coop vendent tous les produits alimentaires du commerce équitable (seulement deux magasins dans le département. Il y a des ventes organisées ponctuellement sur les marchés et les brocantes par les associations membres du collectif. Il manque un point de vente pour les produits Artisans du Monde. La vente de produits d'artisanat sont réalisées par les associations uniquement. On peut donc se réjouir d'une plus grande connaissance du commerce équitable, mais force est de constater que consommer équitable ressemble encore à un parcours du combattant.

- Un comité de pilotage a été constitué avec les neuf associations du collectif (un représentant par association). Ce comité de pilotage s'est réuni sept fois en 2002. Il a assuré la coordination des différentes actions, organisé et géré l'approvisionnement en produits pour toutes les manifestations organisées. C'est le comité de pilotage qui a développé en direct deux actions phares : la mise en place d'un projet de création de boutique Artisans du Monde et l'organisation du village du commerce équitable à la foire Saint Martin de Pontoise. Il a assuré la gestion des financements obtenus pour le projet, LA CASE étant le gestionnaire administratif.

- Des modules d'évaluations ont été élaborés pour évaluer l'impact de nos actions d'informations sur les différents publics (sous forme de questionnaires et d'enquêtes) . Dans les grandes surfaces, ce sont des étudiants en IUT qui ont assuré ce travail. Dans les établissements scolaires, ce sont les animateurs de naos associations qui ont assuré cette tâche. L'objet de ces évaluations était de vérifier que la démarche du commerce était bien comprise par le public. Ces évaluations ont mis en évidence les éléments suivants :

- Le public est séduit par la démarche, mais fait parfois la confusion avec la consommation éthique, autre démarche prônée par le collectif " De l'éthique sur l'étiquette ". Un gros travail a été fait pour clarifier les deux concepts tout en démontrant leur complémentarité.
- Le public, même s'il est relativement confiant, exprime des réserves et des méfiances. Il a du mal à croire à ce qui lui semble être une démarche commerciale " désintéressée ". Cette conception du commerce lui semble incohérente. Les associations sont-elles réellement désintéressées ?
- Enfin, il semble ne pas trop croire à une démarche qui lui apparaît comme utopique, mais est prêt par ses actes d'achat à tenter le coup, malgré tout.

- Une évaluation intermédiaire du travail déjà fait est en cours. Des difficultés ont été soulignées. Toute les associations ne développent pas les projets à la même vitesse. Il est parfois difficile d'admettre que chacun aille à son rythme. Les informations sur les actions réalisées ne remontent pas toujours, ce qui rend plus difficile une évaluation globale des actions. Les associations préfèrent encore monter des actions seules ou à deux plutôt qu'avec tout le collectif. La gestion leur semble trop lourde. Des ajustements vont être nécessaire au cours de la deuxième phase du projet.

- Les actions du collectif vont être capitalisées sous forme de deux fiches consultables sur internet sur le site du Programme Terre d'avenir et seront publiées dans un prochain recueil d'échanges et d'expérience.